Corrigé détaillé · chapitre 10
Rédiger un diagnostic financier
À vous : les décisions de 2026 à l’épreuve
| Décision | Dette nette | Ratio | Plafond |
|---|---|---|---|
| Comptes publiés | 65,2 | 2,498 | respecté |
| Dividende reconduit de 3,5 | 68,7 | 2,63 | franchi |
| Dividende de 4,0 | 69,2 | 2,65 | franchi |
| Délai clients à 90  ;jours | 58,4 | 2,24 | respecté |
| Délai à 90  ;jours, puis dividende de 3,5 | 61,9 | 2,37 | respecté |
Le bilan de 2025 est présenté avant répartition : le dividende de 2026 sort en entier de la trésorerie. Dividende : 65,2 + 3,5 = 68,7, ou 65,2 + 4,0 = 69,2. Délai clients : 65,2 − 6,8 = 58,4. Avec 0,05  ;MDH de marge, l’un comme l’autre fait franchir le plafond. Le retour à 90  ;jours retire 6,8  ;MDH de dette : le dividende reconduit passe alors (2,37), et même 4  ;MDH (62,4 / 26,1 = 2,39). La décision qui compte porte sur le BFG.
Pour aller plus loin : si l’EBE baissait de 10 %
EBE 2026 : 26,1 × 0,9 = 23,5  ;MDH ; ratio 65,2 / 23,5 = 2,77. Dette nette maximale : 2,5 × 23,5 = 58,75  ;MDH ; il faut donc réduire la dette nette d’au moins 6,5  ;MDH (65,2 − 58,75 = 6,45). Le délai clients à 90  ;jours (6,8  ;MDH) suffit, de peu : 58,4 / 23,5 = 2,49. Le dividende reconduit ne passe plus : 61,9 / 23,5 = 2,63. Le plafond de 3,0 suffirait aussi (2,77), mais il dépend de la banque. Conclusion : « Une baisse de 10 % de l’EBE ferait franchir le covenant. Ramener le délai clients à 90  ;jours suffirait à l’éviter, sans dividende en 2026 : c’est la priorité de l’année. »
Étude de cas : Sebou Couleurs
- Ratios.
Sebou Couleurs 2024 2025 Taux d’EBE 13,0 % 12,5 % Dette nette (MDH) 13,5 15,0 Dette nette / EBE (fois) 1,63 1,67 Couverture des intérêts (fois) 7,5 6,9 Taux d’EBE : 8,3 / 64,0 et 9,0 / 72,0. Dette nette : 12,0 + 3,0 − 1,5 = 13,5 ; 10,0 + 6,0 − 1,0 = 15,0. Couverture : 8,3 / 1,1 et 9,0 / 1,3.
- Classement. Forces : (a) et (e). Faiblesses : (b) et (f), mesurées dans les comptes. Risques : (c), le départ du premier client ou une baisse de ses commandes, et (d), une hausse du dollar ou du prix du pigment.
- Pro forma. Dette nette : 15,0 + 8,0 + 2,0 = 25,0 (le crédit ajoute 8,0 de dette, le solde de 2,0 alourdit le découvert). Ratio : 25,0 / 9,0 = 2,78. Marge de manœuvre : 3,0 × 9,0 − 25,0 = 2,0  ;MDH. EBE minimal : 25,0 / 3,0 = 8,3  ;MDH, soit une baisse possible de 0,7  ;MDH (7 %). En 2027 : 25,0 / (9,0 + 1,5) = 2,38, avant même les remboursements.
- Synthèse type. « Avis favorable, sous deux conditions. Sebou Couleurs est rentable (taux d’EBE de 12,5 %) et peu endettée (1,7 fois l’EBE). Le crédit porterait le ratio à 2,8 pour un plafond de 3,0, puis à 2,4 en 2027 si la ligne apporte bien 1,5  ;MDH d’EBE. La marge est mince : 2,0  ;MDH de dette en plus, ou 0,7  ;MDH d’EBE en moins (7 %), et le plafond est franchi. Le délai clients s’allonge de 13  ;jours (3,1  ;MDH de créances TTC de plus qu’à 75  ;jours) et le premier client pèse 30 % des ventes. Conditions : retour à 75  ;jours de délai clients, suivi chaque trimestre ; aucun dividende tant que la dette nette dépasse 2,5 fois l’EBE. » Créances : 72,0 × 1,2 × 13 / 360 = 3,1  ;MDH.
Testez vos connaissances
- La conclusion et la décision à voter. L’historique, les ratios et le plan viennent ensuite, comme preuves ou en annexe.
- Le rachat possible du client. C’est un événement futur. Les trois autres constats sont mesurés dans les comptes : deux faiblesses et une force.
- Non. La couverture dit que Kartona peut payer ses intérêts. Mais sa trésorerie nette est de −17,2  ;MDH, son flux d’exploitation 2025 de 3,1  ;MDH seulement, et sa dette nette touche le plafond du covenant (2,498 pour 2,5). La difficulté vient de la trésorerie.
- Ratio 46 / 20 = 2,3 ; marge 2,5 × 20 − 46 = 4  ;MDH ; EBE minimal 46 / 2,5 = 18,4  ;MDH, soit 8 % de baisse possible. Après un dividende de 3  ;MDH payé sur le découvert : 49 / 20 = 2,45, encore sous le plafond.
- Signes inversés. Le découvert est une dette ; la trésorerie actif se déduit, comme les titres de placement (aucun chez Kartona) : 48,0 + 19,5 − 2,3 = 65,2  ;MDH, soit 2,498  ;fois l’EBE : covenant respecté de justesse. L’erreur donnait 30,8.
- Oui. Le ROE (11,7 %) dépasse le ROCE après impôt (9,1 %), car la dette coûte moins que ce que rapportent les capitaux employés : 3,9 / 65,2 = 6,0 % avant impôt, 4,8 % après un impôt de 20 % (chapitre 8). L’effet deviendrait négatif (effet massue) si le ROCE après impôt tombait sous ce coût.
Exercices de synthèse : partie IV et tout le livre
- Délai clients. 9 / 36 × 360 = 90  ;jours (créances et ventes TTC).
- CAF, méthode additive. 5,0 + 2,5 − 0,8 + 0,3 = 7,0  ;MDH.
- Marge de manœuvre sur le covenant. 3,5 × 6 − 18 = 3  ;MDH, moins que 4 : non. Après l’achat, 22 / 6 = 3,67, au-dessus de 3,5.
- Seuil de rentabilité. Taux de MCV 20 / 50 = 40 % ; seuil 15 / 0,40 = 37,5  ;MDH ; marge de sécurité 12,5  ;MDH, 25 % du chiffre d’affaires.
- Règle du quart du capital (loi n° 17-95, art. 357). 3,5 < ; 16 / 4 = 4,0 : le conseil convoque, au plus tard le 25 septembre 2026 (trois mois après l’approbation), une AGE qui décide s’il y a lieu de dissoudre la société.
- FRF, BFG, TN. FRF 60 − 45 = 15 ; BFG 40 − 28 = 12 ; TN = 15 − 12 = 3  ;MDH, positive.
- EBE normalisé. 12,0 − 1,5 = 10,5  ;MDH, contre 11,0 : l’EBE baisse de 4,5 %.
- Effet de levier. ROE = ROCE + (ROCE − coût de la dette) × dette nette / capitaux propres. Sans dette : 10 %. Avec : 10 % + (10 % − 5 %) × 1 = 15 %.