Corrigé vidéo · Pour aller plus loin
Un dividende porté à 4 MDH

Transcription
La capacité d’autofinancement de Kartona, sa CAF, monte chaque année. Driss Alaoui, le fondateur, réclame un dividende plus élevé, et le conseil veut le porter de 3,5 à 4 millions de dirhams en 2026. Youssef Amrani, le directeur administratif et financier, tempère : « Avant de distribuer, vérifions que la CAF est arrivée en banque. »
L’encadré « Pour aller plus loin » intitulé « Un dividende porté à 4 millions de dirhams » fixe les hypothèses. En 2026, la CAF, les investissements et les remboursements restent ceux de 2025 : 18,8 millions, 9 millions et 7 millions. Kartona ne cède rien et n’emprunte pas. Son besoin de financement global, le BFG, augmente de 8 millions. Il faut calculer le flux disponible et la variation de la trésorerie nette, puis la variation du BFG que Kartona peut supporter sans creuser son découvert.
Le flux d’exploitation d’abord : la CAF moins la hausse du BFG, 18,8 moins 8, soit 10,8 millions. Retirez les investissements, 9 millions, sans cession à ajouter. Le flux disponible est de 1,8 million. Il redevient positif ; en 2025, il était de moins 5,1 millions.
Ce flux suffit-il à rembourser les emprunts et à payer le dividende ? Pour le savoir, passez au flux de financement. Sans emprunt, il ne compte que des sorties : 7 millions de remboursements et 4 millions de dividende, soit moins 11 millions. La variation de la trésorerie nette est la somme des deux flux : 1,8 moins 11, soit moins 9,2 millions. La réponse est donc non : la trésorerie nette, déjà à moins 17,2 millions fin 2025, tomberait à moins 26,4 millions fin 2026.
Reste la troisième question de l’encadré. Arrêtez la vidéo et calculez la variation du BFG que Kartona peut supporter sans creuser son découvert.
Posez la condition : la variation de la trésorerie doit rester positive ou nulle. La CAF doit donc couvrir les investissements, les remboursements, le dividende et la variation du BFG. La variation du BFG doit rester inférieure ou égale à 18,8 moins 9, moins 7, moins 4, soit moins 1,2 million.
Que veut dire ce résultat négatif ? Que Kartona ne peut financer aucune hausse de son BFG. Le BFG doit même baisser d’au moins 1,2 million, avec des délais clients plus courts ou moins de stocks.
Et si le conseil gardait le dividende de 2025, 3,5 millions ? Le calcul devient 18,8 moins 9, moins 7, moins 3,5, soit moins 0,7 million. Le BFG devrait encore baisser. Le dividende pèse donc moins lourd que le BFG et les investissements. Les marges de manœuvre sont du côté des clients et des stocks, que le chapitre 6 mesure en jours.
La conclusion tient en deux phrases. Avec un dividende de 4 millions et un BFG en hausse de 8 millions, la trésorerie nette de Kartona baisserait de 9,2 millions, jusqu’à moins 26,4 millions fin 2026. Le dividende n’est tenable que si le BFG baisse d’au moins 1,2 million, ce qui suppose de faire payer les clients plus vite ou de réduire les stocks.
Le chapitre 10 reprend cette décision avec la dette nette que surveille Laïla Bennis, à la banque.
Retenez la condition : pour ne pas creuser le découvert, la CAF doit couvrir à la fois les investissements, les remboursements, le dividende et la hausse du BFG.