Corrigé détaillé · chapitre 4

De la CAF à la trésorerie

Étude de cas : Taddart BTP

  1. CAF. 2024 : 3,4 + 2,4 = 5,8. 2025 : 4,8 + 2,8 − 0,5 + 0,2 = 7,3 ; la provision sur clients (0,4) n’est pas ajoutée. Contrôle 2025 : 11,2 − 0,4 − 2,1 − 1,4 = 7,3.
  2. BFG et flux d’exploitation. BFG fin 2024 : 3,5 + 24,0 + 3,6 − 12,0 − 4,1 = 15,0 ; fin 2025 : 5,0 + 36,0 + 5,4 − 13,5 − 4,9 = 28,0. Variation : +5,0 en 2024, +13,0 en 2025. Flux d’exploitation : 5,8 − 5,0 = 0,8 ; 7,3 − 13,0 = −5,7. Clients et retenues : (36,0 + 5,4) − (24,0 + 3,6) = +13,8, soit 106 % de la hausse du BFG ; les autres postes l’ont réduite de 0,8.
  3. Tableau des flux 2025. Exploitation −5,7 ; investissement −4,5 + 0,5 = −4,0 ; flux disponible −9,7 ; financement 3,0 − 2,0 − 1,5 = −0,5 ; variation de la trésorerie −10,2. Trésorerie nette fin 2024 : 2,0 + 0,8 (exploitation) − 3,0 (investissement) − 3,0 (financement : 2,0 de remboursement et 1,0 de dividende) = −3,2 ; fin 2025 : −3,2 − 10,2 = −13,4. Au banquier : « La trésorerie nette recule de 10,2 MDH alors que le résultat net passe de 3,4 à 4,8 MDH et la CAF de 5,8 à 7,3 MDH. Nos créances sur les clients publics, retenues comprises, ont augmenté de 13,8 MDH, près de deux fois la CAF. Les chantiers restent rentables, mais nos clients paient plus tard : hors retenues, nos créances atteignent 46 % du chiffre d’affaires fin 2025, contre 40 % un an plus tôt. » (36,0 / 78,0 et 24,0 / 60,0.)
  4. Le lycée. BFG supplémentaire : 24 × 28,0 / 78,0 = 8,6 MDH ; CAF supplémentaire : 24 × 7,3 / 78,0 = 2,2 MDH. Effet sur la trésorerie 2026 : environ −6,4 MDH, sur une trésorerie nette déjà négative de 13,4 MDH. Recommandation : ne répondre à l’appel d’offres qu’une fois le financement du chantier trouvé (ligne de crédit dédiée à ce chantier ou apport des associés), et après avoir relancé les clients en retard de paiement. Sinon, un chantier rentable aggrave la crise de trésorerie.

Testez vos connaissances

  1. Les provisions pour dépréciation des créances clients: elles relèvent de l’actif circulant, exclu de la méthode additive.
  2. Un emploi. Il faut financer la hausse du BFG.
  3. Non. De 2023 à 2025, la CAF de Kartona passe de 11,9 à 18,8 MDH et sa trésorerie nette de 5,4 à −17,2 MDH : la hausse du BFG, les investissements, les remboursements et les dividendes ont consommé plus que la CAF.
  4. Flux d’exploitation = 12 − 5 = 7 ; flux disponible = 7 − 9 + 1 = −1.
  5. Signes inversés: on retire le prix de cession et on ajoute la VNA. CAF = 4,0 + 3,0 − 1,0 + 0,6 = 6,6.
  6. Bilan, CPC, ESG, tableau de financement, ETIC (loi 9-88, art. 9). L’ESG, qui « décrit la formation du résultat net et celle de l’autofinancement » (art. 10).

À vous

La CAF 2025 par la méthode soustractive. Autres produits d’exploitation 0,3 ; autres charges d’exploitation −0,4 ; dotations aux provisions de l’actif circulant : 11,3 − 10,1 = 1,2, inscrites −1,2 ; résultat financier −3,9 ; impôts −2,3. CAF = 26,1 + 0,3 − 0,4 + 0,6 − 1,2 + (−3,9) + 0,0 − 0,4 − 2,3 = 18,8 MDH, le montant du tableau de l’ESG.

Le tableau des flux 2025. CAF 18,8 ; variation du BFG −15,7 (le BFG passe de 42,6 à 58,3) ; flux d’exploitation 3,1. Acquisitions −9,0 ; cessions 0,8 ; flux d’investissement −8,2. Flux disponible −5,1. Nouveaux emprunts 0,0 ; remboursements −7,0 ; dividendes −3,5 ; flux de financement −10,5. Variation de la trésorerie nette −15,6, égale à −17,2 − (−1,6) au bilan. Les dividendes, déduits de l’autofinancement dans le tableau de financement, n’apparaissent ici que dans le flux de financement ; la variation du BFG passe du bas du tableau de financement au flux d’exploitation.

Pour aller plus loin : un dividende porté à 4 MDH

Flux d’exploitation : 18,8 − 8,0 = 10,8 MDH. Flux disponible : 10,8 − 9,0 = 1,8 MDH, sans cession. Flux de financement : −7,0 − 4,0 = −11,0 MDH, sans emprunt nouveau. Variation de la trésorerie nette : 1,8 − 11,0 = −9,2 MDH ; la trésorerie nette passerait de −17,2 à −26,4 MDH fin 2026.

Pour ne pas creuser le découvert, la variation de la trésorerie doit rester positive ou nulle : variation du BFG au plus égale à 18,8 − 9,0 − 7,0 − 4,0 = −1,2 MDH. Kartona ne supporte donc aucune hausse de son BFG : il doit baisser d’au moins 1,2 MDH, par des délais clients plus courts ou moins de stocks. Avec le dividende de 2025 (3,5 MDH), il devrait encore baisser de 0,7 MDH : le dividende pèse moins que le BFG et les investissements.

Exercices de synthèse : partie II

  1. CAF additive, puis autofinancement. 2,0 + 1,5 − 0,6 + 0,2 = 3,1 ; 3,1 − 1,0 = 2,1 MDH.
  2. Seuil de rentabilité. Taux de MCV 8 / 20 = 40 % ; seuil 6 / 0,40 = 15 MDH ; marge de sécurité 5 MDH, 25 % des ventes.
  3. Variation de la TN = variation du FRF − variation du BFG. TN de 3 à −1 MDH, soit −4 ; la hausse du BFG (2 MDH) est un emploi.
  4. EBE. 12 + 0,2 − 0,4 − 7 = 4,8 MDH.
  5. Flux disponible. 6,0 − 4,5 + 0,5 = 2,0 MDH.
  6. Effets volume et prix, multipliés. 1,12 / 1,05 − 1 = 6,7 %.
  7. CAF soustractive, puis flux d’exploitation. 5,0 − 0,8 − 0,9 = 3,3 ; 3,3 − 2,5 = 0,8 MDH.
  8. Levier opérationnel. 40 / 8 = 5 : le résultat courant baisse d’environ 5 × 5 % = 25 %, à 6 MDH.